Deuxième partie du chapitre « Investir »


Maintenant que vous avez fait le point sur vos valeurs et que vous vous êtes posé les bonnes questions, vous devez être en mesure d’investir l’argent de façon à être en accord avec vos principes. Vous vous doutez bien que si vous pensez que le capitalisme galopant nous mangera tous et que vous investissez votre argent dans des produits financiers issus de sociétés sans foi ni loi, vous allez devoir faire face à une légère (c’est une litote) incohérence ! Bon d’accord, cet exemple est caricatural mais il y a des fois dans la vie où on fait des choses sans trop y penser…

Toutes les formes de l’immobilier

Si vous êtes à l’aise avec le fait d’être propriétaire et de louer à d’autres personnes, l’immobilier peut faire partie de votre portefeuille d’investissements. C’est évident que d’être obligé d’appeler la police pour déloger un de vos locataires pour une raison X ou Y, n’est sans doute pas un truc très fun. Si vous ne vous sentez pas capable de louer des appartements (ou si vous n’avez pas assez d’argent pour acheter un appartement ou une maison), l’immobilier n’est peut-être pas à exclure totalement. Dans cette catégorie, vous pouvez acheter et louer des boutiques, des locaux commerciaux, des terres agricoles, des parkings… et sûrement d’autres choses encore !

La bourse ?

Dans le même état d’esprit, n’excluez peut-être pas totalement la possibilité de placer un peu de votre argent en bourse : les actions peuvent aussi être de bons choix si elles sont diversifiées et choisies avec soin (on en reparlera dans la section suivante). Ce n’est pas tant les dividendes qu’elles rapportent qu’il faut considérer mais aussi et surtout la plus-value à long terme.

Investir autrement

Si ces solutions vous rebutent, il existe d’autres manières originales d’investir son argent en contribuant au développement de projets auxquels on croit. Vous pouvez par exemple investir dans les vaches laitières. Et bien oui mesdames et mesdames ! Vous achetez une ou plusieurs vaches et après vous avez du lait gratuit. Meuh non (excusez-moi mais je n’ai pas pu m’en empêcher) ! Nul besoin d’y connaître quelque chose en agriculture. Vous achetez effectivement des vaches qui seront bichonnées par un éleveur. L’éleveur sera payé par le lait, la descendance mâle de votre vache et la moitié de sa descendance femelle. L’autre moitié est reversée à la société (l’AFIC) qui gère le système et qui met les acheteurs et les éleveurs en contact. En fait, vous achetez des actions sous forme de vache. Vous pouvez vendre vos vaches pour récupérer votre capital et vos intérêts (environ 5%) ou réinvestir pour agrandir votre cheptel.
Sur le même principe, vous pouvez aussi investir dans les chevaux de course, les vignobles, les forêts en achetant des parts d’un Groupement Foncier Viticole (GFV), les terres agricoles via un Groupement Foncier Agricole (GFA) ou l’art contemporain. J’ai mis des liens sur le site internet à ce sujet vers des sources d’information fiables. Ce type d’investissement n’est pas forcément destiné à tout le monde. Etre une passionnée des secteurs dans lesquels on investit est un plus. Et parfois, les « tickets d’entrée » (comme on dit), c’est-à-dire le prix minimum d’une part, sont très élevés.
Dans un autre ordre d’idée, via le crowdfunding, vos pouvez investir dans des entreprises innovantes et en lien avec vos valeurs. N’espérez pas un retour sur investissement rapide et régulier et là encore, vérifiez bien les petites lignes. Il y a trois formes de financement participatif (c’est l’autre nom du crowdfunding) : le don, le prêt et l’equity. Dans le cas du don, vous soutenez un projet et vous êtes généralement remercié sous la forme d’un cadeau plus ou moins petit en fonction de la somme donnée. Pour le prêt, vous pouvez vous attendre à un rendement moyen d’environ 9% (à vérifier soigneusement) qui est soumis à l’impôt et aux cotisations sociales. Assurez-vous que l’entrepreneur pourra rembourser son prêt ! Si vous investissez sous la forme de l’equity crowfunding, vous acquérez des parts dans le capital de l’entreprise. Vous en devenez donc une actionnaire. C’est seulement au bout de plusieurs années et à la revente que vous profitez éventuellement de votre investissement. Tout dépend des performances financières de l’entreprise et il est tout à fait possible que vous perdiez tout la somme investie !
Si le crowdfunding vous intéresse et que vous êtes prête à courir le risque – et ce conseil vaut pour toutes les formes d’investissement – surtout, REPARTISSEZ votre argent sur plusieurs projets.

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