C’est quoi ce livre ?

C’est un livre partisan et partial, fait pour vous aider vous lectrice (ou lecteur) à nager à contre-courant et à vous en sortir coûte que coûte dans ce grand bordel qu’est devenu la vie humaine en occident.

Aucune des idées présentées ici n’est OBJECTIVE. C’est pourquoi il est très important que vous les passiez à la moulinette de votre esprit critique. Tout ce que j’écris dans ce bouquin est le résultat de mes opinions, opinions que j’ai forgées pendant ces 40 dernières années (et quelques, on va pas chipoter). Donc, ces opinions sont les miennes et j’en suis entièrement responsable. Elles ne sont ni les seules, ni les meilleures (sans doute) mais ce sont celles d’un être humain parmi d’autres et à ce titre, elles méritent sûrement qu’on s’y penche 5 minutes. Vous avez le choix d’y adhérer ou non. Je ne suis pas une espèce de gouroute qui voudrait vous vendre des trucs sous prétexte d’ouvrir vos chakras ou autre chose. Je suis moi et seulement moi, avec mes deux bras, mes deux yeux, mes deux hémisphères cérébraux et deux trois autres trucs bien utiles.

Si vous voulez en savoir plus sur moi, vous trouverez ici une section où j’essaie de répondre à la fameuse question « qui suis-je ? » mais ce n’est pas très intéressant et puis, de toute façon comme j’adoooore parler de moi, vous trouverez de quoi vous sustenter tout au long de votre lecture (il y a plein d’anecdotes personnelles).

Deux mises en garde pour commencer :

1. Ce livre ne vous conviendra pas si vous êtes raciste ou homophobe ou si vous considérez que le « chacun pour soi » est une bonne philosophie de vie. Si vous êtes dans l’un de ces cas (ou un autre assez proche du point de vue idéologique), je vous en prie quittez ce blog et tirez-vous. Je n’ai pas envie de vous aider (merci pour les autres).

2. Ce livre ne respecte pas la nouvelle « règle » de féminisation des textes. Je m’adresserai parfois à vous en vous considérant comme une femme et parfois comme un homme. Et évidemment, vous ferez la traduction dans l’autre sexe parce que vous êtes intelligente. Tous les conseils et réflexions qui suivent sont valables pour tout le continuum du genre. Je ne crois pas qu’il y ait une façon masculine typique (ou féminine typique ou trans typique) de jeter son argent par les fenêtres. Vouloir reprendre le contrôle de sa vie, être heureuse malgré tout, lutter contre les publicités qui veulent nous asservir en nous « poussant » à consommer toujours plus de choses inutiles… Bref, tous ces objectifs répondent à des envies qui surpassent de très loin les genres et les cultures. Nous sommes tous des êtres humains et comme dirait « je ne sais pas qui mais il y a sûrement quelqu’un qui a dit ça un jour », le bonheur est notre seule et unique responsabilité.

Pourquoi un tel livre ?

J’ai ce livre en moi depuis très longtemps. Voir les gens en chier des ronds de chapeau et s’user le corps et la tête pour gagner de l’argent qu’ils redistribuent plus vite que leur ombre dans les supermarchés et autres galeries commerciales est une expérience qui m’a toujours terrifiée. C’est vrai que ça me fait peur et que ça me déprime. Je me suis retrouvée un jour (sûrement comme vous) dans une file devant une caisse de supermarché un soir avant Noël. Désœuvrée que j’étais et n’ayant effectivement rien d’autre à faire que d’attendre, je me suis mise à regarder les gens autour de moi. Et là, je n’ai pas supporté ce que j’ai vu. J’ai vu des pauv’ gens (et si, si, y’a pas de doute ils étaient pauvres) avec des caddies pleins de jouets en plastique, de saumon premier prix et de bûches glacées. Et pis là, les larmes me sont montées d’un coup et m’ont submergées. Mais pourquoi, nom de nom, mais pourquoi pensez-vous avoir besoin de tous ces purées de trucs à la noix qui vous obligent à vous saigner aux quatre veines ? Je pleurais tellement que j’ai tout laissé en plan pour me précipiter dehors.
Depuis, je ne fréquente plus les supermarchés aux alentours de Noël (je ne les fréquente d’ailleurs plus beaucoup).
Depuis, j’ai décidé de repenser entièrement mon mode de vie (parce que faut pas rigoler, moi aussi j’en avais dans mon caddie du saumon premier prix).
Et des années après (aujourd’hui), j’ai même décidé de tenter de ne plus être salariée (mais c’est une autre histoire).
Je ne suis pas faite pour le monde qu’on nous propose où les valeurs dominantes sont l’appât du gain et la célébrité, où vous êtes considérée comme une crotte si vous ne partez pas en week-end, où vous devez trimer 35h par semaine (et souvent plus parce qu’on vous fait croire que faire des heures sup’ est un progrès social – on en reparlera) pour avoir le droit de vivre votre vie rien qu’à vous 5 semaines par an.

Tout ça, c’est des vraies saloperies qu’on a tous intériorisées comme des petites brebis que nous sommes.
Et là vous vous dites sans doute : ben ouais mais sans argent, on ne peut pas vivre, on est bien obligés de travailler quand même, mais qu’est ce qu’elle nous raconte ?

Et de vous répondre : oui, vous avez raison… pour l’instant !

On en reparlera quand vous aurez fini de lire et surtout de METTRE EN PRATIQUE ce qu’il y a dans ce livre.

Les trois objectifs de ce livre (qui sont peut-être un peu ambitieux… quoique) sont :
– vous encourager à cesser de vous considérer comme une victime (si tel est le cas)
– vous aider à développer votre autonomie
– vous convaincre que vous adapter peut être une source d’épanouissement personnel

 

Arrêter de se considérer comme une victime

Bon c’est quoi une victime ? Déjà, la condition de victime ne fait pas rêver. Ma grand-mère me disait souvent qu’il vaut mieux faire envie que pitié. Quand j’étais petite, je ne comprenais pas bien la portée de cette expression toute faite. Aujourd’hui, je saisis mieux ce qu’elle voulait dire. En effet, une victime ne peut pas s’en sortir parce que, par définition, une victime est passive : elle ne « fait » que subir (dans l’antiquité, une victime était ce qu’on offrait en sacrifice aux dieux).

Désolée de vous le dire cocotte mais, si vous vous voyez comme une victime (de la société, de votre boss, de votre chérie, de vos enfants, de la télé…), vous avez déjà un pied dans la tombe. C’est vrai que votre situation est totalement désespérée et que je ne peux absolument rien faire pour vous (dans un dernier sursaut d’optimisme, vous pourriez pousser la porte d’un professionnel du reboosting mental mais le ferez-vous ?) . Si, par contre, vous pensez qu’il y a encore quelque chose que vous puissiez faire pour améliorer votre sort (et vous semblez le croire puisque vous êtes encore en train de me lire), je peux vous aider à apprendre à sortir la tête de l’eau.

Quand on est fauché, on ne peut pas se permettre de gâcher le peu qu’on a . Il faut apprendre à tirer parti du moindre centime. Et ce qui peut paraître comme une suite ininterrompue de sacrifices et de privations à certains est en fait une formidable opportunité pour faire marcher sa tête, pour aiguiser son esprit critique, pour développer de nouvelles compétences.
Manquer d’argent n’est pas un drame, c’est une chance !!
Et si vous ne me croyez pas, continuez quand même votre lecture, on ne sait jamais.

 

Développer son autonomie

Pourquoi est-il important de chercher à développer son autonomie ? Ben oui, après tout, nous sommes des animaux sociaux et nous avons besoin des autres pour vivre.
Oui, trois fois oui, je suis bien d’accord avec vous : nous avons tous besoin des autres pour vivre à part sans doute quelques ermites mais je ne les envie pas (quoique, s’ils vivent selon des principes qu’ils ont délibérément choisis, y’a quand même moyen de les envier parce qu’on ne peut pas toutes en dire autant).

Trêve de plaisanterie : de quoi parle-t-on quand on aborde la question de l’autonomie ? Un petit tour vers le dico ne peut pas faire de mal (http://www.cnrtl.fr).
Autonomie (quand on parle des personnes) signifie « faculté de se déterminer par soi-même, de choisir, d’agir librement » ou encore « liberté, indépendance morale ou intellectuelle ». Et c’est bien de ça dont il est question ici : choix, liberté et indépendance morale !

Il ne s’agit donc pas de se couper des autres mais bien de pouvoir faire ses propres choix librement en toute indépendance. Désolée si je me répète mais ces mots me paraissent essentiels. Et ils impliquent un truc tout aussi fondamental : pour être en capacité de faire ses propres choix éclairés en toute indépendance, il faut passer par une phase d’apprentissage. Pas l’apprentissage bête et méchant qui consiste à copier sans discernement ce que fait quelqu’un d’autre (comme quand vous appreniez par cœur vos leçons à l’école – quelle grande erreur d’ailleurs !) mais APPRENDRE vraiment c’est-à-dire intégrer à ton propre schéma de pensée des informations que vous avez été en mesure de soupeser, d’évaluer, de transformer…

Il ne s’agit pas de se passer des autres mais bien de ne pas prendre pour argent comptant (^_^) tout ce qu’ils disent. Moi y compris ! Tout ce qu’il y a dans ce blog doit être passé à la moulinette de votre esprit (que j’imagine bien formé) et de vos valeurs.

 

S’adapter

En parlant d’une variété d’algue parvenant à pousser sur un rocher battu par les vagues violentes de l’océan, Carl Rogers écrit  » Cela paraissait incroyable qu’elle puisse recevoir ce martèlement incessant, heure après heure, jour après jour, semaine après semaine, peut-être année après année ; et pendant tout ce temps, elle se nourrissait, elle étendait son domaine, elle se reproduisait, bref, elle se maintenait en vie et s’épanouissait au cours de ce processus que, dans notre sténographie, nous appelons croissance. Ici, dans cette algue en forme de palme, se trouvaient la ténacité et l’élan vital, la capacité d’évoluer dans un milieu incroyablement hostile et de non seulement se maintenir, mais aussi de s’adapter, de se développer, de devenir soi-même. » (C. Rogers (1979), Un manifeste personnaliste, éd. Bordas, Paris).

Et c’est de ça dont on va parler ici (pas des algues) : apprendre à s’adapter à cet environnement que nous, les occidentaux capitalistes, avons créé et qui nous est devenu hostile.  J’exagère ?? Sérieusement, vous trouvez qu’il est normal, logique, légitime que dans des sociétés qui se disent civilisées et évoluées et à la pointe de la high tech, on trouve des personnes qui ne peuvent même pas manger à leur faim, se soigner correctement ou dormir au chaud et au sec toute l’année ? C’est logique, normal, légitime que nous laissions nos vieux mourir d’ennui dans des maisons soi-disant spécialement conçues pour eux ?…

La société, c’est nous tous. Ce n’est pas une espèce de groupement d’individus en dehors de nous qui nous dicteraient quoi faire ! Nous sommes la société ! Nous avons le choix de nous comporter comme ci ou comme ça, nous avons le choix d’accepter la dérive ou de la combattre, à notre niveau, avec nos moyens.

A qui est destiné ce livre ?

Ce bouquin est destiné à tout le monde à part les quelques exceptions que j’ai évoquées plus haut.

Bien sûr, tout le monde veut gagner sa vie et arrêter d’en chier comme un rat mort… Que vous soyez chômeur involontaire ou volontaire, jeune, vieux, travailleur pauvre, femme, homme, seul(e), en couple, avec ou sans enfant… ce bouquin est pour vous.

Vous n’avez pas franchement le choix, il faut que vous appreniez à vivre heureux avec la somme dont vous disposez quelle qu’elle soit : 300 euros (ou encore moins) ou 6000 euros. Alors oui d’accord, il est sans doute plus fastoche de vivre avec 6000 euros de revenus mensuels (et pourtant il existe des gens qui n’en sont même pas capables) qu’avec 300 !! Mais retenez bien l’idée que vivre avec 300 euros demande de faire marcher sa tête (et si, si, il y a des gens qui y arrivent) et que c’est une sacrée opportunité d’épanouissement.

Ce n’est pas la somme qu’on perçoit qui détermine notre niveau de bonheur. Enfin, cela ne devrait pas !!
Bien sûr, il faut que nos besoins fondamentaux soient assurés : avoir un toit sur sa tête, manger à sa faim, être en bonne santé (et pouvoir se soigner correctement en cas de problème), avoir des relations sociales épanouissantes, avoir accès à la culture…

Bon ben allez, je crois que cette introduction se termine…

Vous êtes prête à vous lancer ou bien ?

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