Photo by Chris Liverani on Unsplash

C’est profondément injuste. Vous avez travaillé régulièrement toute l’année. Vous maîtrisez votre sujet sur le bout des doigts, vous savez que vous avez acquis l’ensemble des compétences nécessaires à votre réussite et là, devant votre feuille, vous paniquez. Le stress vous submerge et, en un quart de seconde, vous ne savez plus rien, comme si toutes vos connaissances s’étaient évanouies dans l’air.

Un examen ne mesure pas l’étendue de votre savoir. Un examen mesure votre performance c’est-à-dire l’expression de vos acquis, dans des circonstances particulières et dans un temps donné.

Je le répète, c’est injuste ! Vous pouvez vous planter lamentablement non par manque de travail mais par manque de self control. Vous pouvez obtenir des résultats pitoyables parce que vous n’avez développé aucune stratégie vous permettant de faire face au stress.

Parce qu’en effet, les résultats aux examens ne traduisent pas uniquement la qualité du travail des étudiants mais aussi leur confiance en eux.


Comment faire face au stress des examens ?

Tout d’abord, il faut vous préparer à être stressé ! Vous le serez et ce, même si vous pensez que vous avez tout bien mémorisé. Vous le serez parce que le stress se répand comme une trainée de poudre au sein d’une salle d’examen.

Anticiper le stress toute l’année !!

Tout au long de l’année, pensez à pratiquer régulièrement des activités susceptibles d’abaisser votre niveau de stress de base : méditation, exercices de respiration, cohérence cardiaque…

A ce propos, j’ai créé un petit cahier d’exercices que vous pouvez télécharger ci-dessous.


Testez le yoga, la visualisation, le taï chi chuan… Apprenez à dormir régulièrement, à prendre des pauses régulières dans votre journée. Surveillez votre alimentation (pas trop de gras et de sucre) et votre consommation d’alcool et d’excitants (thé, café…).


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La réalité d’un examen

Imaginez : ce matin, en sortant de chez vous (ou en vous brossant les dents), vous vous êtes remémorés les formules les plus difficiles, les dates piégeuses et même les procédures tordues de ce fichu cours de physique. Tout allait bien. Peut-être avez-vous relu vos fiches, pour être sûr…

Dans le bus ou sur votre vélo, vous avez récité mentalement la liste des verbes irréguliers, vous avez révisé quelques flashcards et tout allait toujours bien.

Vous êtes installés dans la salle d’examen, ça chuchote dans les rangées. On entend même quelques rires étouffés. Ça va toujours relativement bien mais vous commencez à avoir les mains moites…

Ça y est, le sujet est distribué ! Vous le lisez religieusement et là, l’horreur. En lisant la deuxième question, votre belle assurance vient de voler en éclat parce que vous savez très bien que vous avez fait l’impasse sur ce thème (ou que vous n’avez jamais compris comment résoudre ce genre d’exercices). Votre niveau de stress est maximal et puisque vous êtes un être humain hyper-adapté, votre amygdale (cette petite glande située au fin fond de votre cerveau limbique) a détecté le danger. Malheureusement pour vous, votre amygdale, surentraînée par des milliers d’années d’évolution, va « éteindre » votre cortex préfrontal, la partie de votre cerveau qui pourrait vous servir à répondre aux questions qu’on vous pose. En effet, votre cortex préfrontal est indispensable pour résoudre des problèmes, accéder à des informations contenues en mémoire à long terme ou encore verbaliser… Exactement ce qu’il vous faut. Sauf que là, devant votre feuille, submergé par le stress, vous vous creuser les méninges et plus le temps passe et plus le stress augmente. Et plus le stress augmente, moins vous vous souvenez.

C’est vrai : c’est injuste.

La solution ? Le jour J, utilisez une méthode d’organisation simple qui vous aidera à sauver les meubles en cas de trop plein de stress.


Comment faire face au stress le jour de l’examen ?

Premièrement, dès que le sujet est distribué, ne le lisez pas ! Oui, vous avez bien lu : NE LE LISEZ PAS ! Retournez-le et notez sur votre feuille de brouillon tout ce que vous avez peur d’oublier. Vous ne savez pas encore si tout vous servira mais ce n’est pas grave. Ce que vous transférez sur votre feuille de brouillon est sauvé !

Deuxième étape : lisez le sujet attentivement du début à la fin sans commencer à rédiger. Contentez-vous (et c’est déjà une étape importante) de noter tout ce qui vous vient à l’esprit pendant votre lecture : mots-clés, schémas, auteurs…

Troisième étape : si le format de l’examen le permet, commencez par l’exercice (ou la question) qui vous paraît le plus simple pour vous. Soignez les détails. Puis passez à la deuxième question la plus simple etc.

Pourquoi commencer par le plus simple ?

Pour une raison toute bête : si vous commencez par le plus difficile, vous risquez de passer beaucoup de temps à bloquer sur cette partie alors même que vous ne disposez pas forcément de toutes les compétences ou connaissances requises pour réussir. Résultat : vous allez bâcler les questions les plus simples pour vous par manque de temps. Vous risquez même de ne plus être capable d’y répondre à cause de l’augmentation du stress au fur et à mesure du temps qui passe.

Au contraire, si vous commencez par le plus simple et que vous vous appliquez, vous avez la possibilité d’obtenir le maximum de points. Et en plus, vous gagnez en confiance pour la suite.

Avec cette méthode, s’il vous reste peu de temps pour des questions dont vous n’aviez pas la réponse, vous ne perdez rien.


Temps et stress pendant les examens

Optimisez votre temps pendant l’examen en pratiquant la technique Pomodoro (qui fera l’objet d’un prochain article).

Avant de rendre votre copie, prenez quelques minutes pour vider votre esprit avec un exercice de visualisation et/ou de respiration profonde afin de relire votre travail avec un œil neuf.

Puis relisez, corrigez les fautes, complétez certaines réponses.

Et voilà, c’est fini ! Fastoche, non ?


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